Quand la jeunesse se mêle des Régionales - Sud Ouest - 05/10/09

http://www.sudouest.com/gers/actualite/article/727218/mil/5191792.html

Quand la jeunesse se mêle des régionales

Pas de guerre des boutons en perspective pour les élections régionales. La génération des 18-35 ans engagée en politique promet de rester sage dans la cour de récré. Si bras de fer il y a, ce sera chez les grands, mais certainement pas sous son préau. « Les guéguerres entre camps opposés sont inutiles », avance Romain Sabathier, l'animateur fédéral du Mouvement des jeunes socialistes gersois (MJS 32). « D'ailleurs, on ne se connaît pas, peut-être faudrait-il en passer par un petit débat entre nous pour se découvrir », renchérit le responsable des Jeunes Populaires gersois, Fabien Bergeret.

C'est donc officiellement sans gants de boxe que les jeunes poulains entreront dans l'arène. Pour y jouer classiquement « les petites mains » préposées au collage et au tractage sur les marchés, mais pas seulement. « Nous ne sommes pas uniquement des colleurs d'affiche », plaide le jeune porte-parole des Verts dans le Gers, David Pomiès, « mais des militants à qui on donne l'opportunité d'exprimer des idées ».


Jeunes penseurs


Si l'on en croit cette batterie de jeunes perdreaux, tandis qu'au début de l'été, le jeune Nicolas Pellizari multipliait « les assemblées régulières » avec ses camarades communistes, les MJS préparaient leur rencontre avec la tête de liste du Parti socialiste, Martin Malvy, les Verts tentaient d'élargir le débat à des thématiques extérieures au champ de compétences du Conseil régional et les Jeunes Populaires affinaient leurs « axes de débat ». En clair, les MJS soulevaient auprès de l'actuel président de la Région « le problème des transports qui pénalisent les étudiants, obligés de prendre leur voiture, faute de dessertes ferroviaires suffisantes », les Verts planchaient sur « les urgences de l'agriculture et de la biodiversité agricole » et les Jeunes Populaires cogitaient sur « une amélioration de la diversité du bassin d'emploi pour les jeunes Gersois, le logement ou encore la déclinaison du développement durable à la sauce gersoise ». « Notre âge n'est pas un handicap », assure le communiste Nicolas Pellizzari.

Convaincue d'avoir un rôle à jouer dans la campagne des régionales, la jeune garde concentrera une partie de ses efforts sur ce qu'elle manipule le mieux, les nouvelles technologies, le Net, l'interactivité. Les Jeunes Populaires promettent d'alimenter le blog des candidats officiels avec des photos et des vidéos, les Jeunes Socialistes de nourrir leur futur site de la campagne avec des contenus dynamiques, à l'image de ce qui a été fait sur le blog de Martin Malvy. Tout ça, en se servant allègrement des réseaux sociaux pour tisser leur toile. « Facebook nous est très utile, déclare Romain Sabathier, pour communiquer en interne et toucher de nouveaux publics via les groupes que l'on peut créer sur tel ou tel sujet. C'est un bon complément à la démarche entreprise sur le terrain auprès des populations, que ce soient les lycéens ou sur les marchés. »


En lice pour l'élection


Car le terrain et l'arène politique restent leur priorité. Surfant sur la culture « jeune » de son parti, David Pomiès, 33 ans, espère que possibilité lui sera donnée de monter sur le ring électoral. Pour de vrai. « La décision appartient dans un premier temps aux Verts du Gers, si je parvenais à être élu localement, je pourrais vraisemblablement me trouver en position éligible sur la liste finale d'Europe écologie dans laquelle notre parti sera partie prenante. » D'autres pourraient suivre... à moins qu'il ne faille, fatalement, que jeunesse se passe.

Auteur : éMILIE DELPEYRAT
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :